Les hommes et les femmes sont complémentaires !

La notion de complémentarité peut générer des crispations quand on parle d’égalité professionnelle. Le danger du mot se situe moins dans ce qu’il dit que dans ce qu’il suggère, à savoir un rôle social prédéterminé pour les hommes et pour les femmes. Aux hommes l’engagement au service du succès professionnel et de la cité, aux femmes l’épanouissement familial et le soin aux plus fragiles. Et souvent la valorisation de l’un au détriment de l’autre. Chacun-e peut se retrouver ou non dans cette répartition. Mais professionnellement, personne n’a jamais démontré que les femmes et les hommes jouissaient de compétences différenciées. Les compétences n’ont pas de sexe. L’enjeu dans une organisation est moins de segmenter les profils en « hommes » ou « femmes », ce qui génère préjugés et discriminations, que de raisonner en terme de singularité, c’est à dire d’unicité de chaque personne. Les organisations publiques et privées ont récemment pris conscience des coûts liés aux discriminations professionnelles.